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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 16:15

Les lycéens deLouis-le-Grand appellent ceux de Rennes à la révolte :

« Réunissez vous à nous et crions ensemble :    A bas la tyrannie ! »
La sanction, considérée comme injuste, qui a été prononcée contre unélève, déclenche en 1883 un puissant mouvement de solidarité parmi ses camarades. Les surveillants ne sont plus obéis, le proviseur fait appel aux agents de police. Quelques meneurs sont mis aux arrêts dans des cellules prévues à cet effet, mais c’est bientôt une foule de trois cents élèves qui envahit le bureau du proviseur. Les locaux de l’intendant sont saccagés et il faut faire appel à vingt sergents de ville pour tenter de rétablir le calme.
Les saccages se poursuivent et ce sont soixante agents qu’il faut bientôt mobiliser pour contenir la furie des insurgés, qui lancent des pierres et divers autres projectiles sur les policiers. Les dégâts ainsi réalisés sont évalués à vingt mille francs-or et quatre-vingt-neuf élèves sont définitivement exclus.
 La presse
conservatrice critique naturellement les républicains et Le Gaulois accuse :

« Les collégiens de Louis-le-Grand se battent contre les sergents de ville; on enseigneà l’écolier qu’il a des droits, et il fait des barricades dans son dortoir pour chasse rses maîtres ; on lui défend de croire en Dieu et il ne respecte plus personne... »  (La droite avait déjà les mêmes idées...ils n'évoluent pas beaucoup)..barovin

Le commentaire à charge ne surprend pas, mais ne correspond guère à la réalité,car nous savons que la plupart des révoltes lycéennes se sont produites sous la monarchie de Juillet, sous le second Empire, ou durant la période de l’Ordre moral, avant que la victoire des républicains ne soit véritablement acquise.

Le phénomène se prolonge cependant au cours des années 1880, après la révolution scolaire opérée par Jules Ferry, mais, sur la centaine de mouvements recensés entre 1870 et 1888, quatre-vingts se situent entre 1870 et 1879.
L’abus des punitions et des divers pensums semble à l’origine de la plupart des révoltes. Des maîtres sont frappés, du mobilier brisé ou endommagé,
des barricades sont érigées dans les dortoirs et il faut l’intervention de la police, voire celle de l’armée, comme à Bourges en février 1870. Les surveillants

sont particulièrement visés. À Marseille, un maître répétiteur est battu et ligoté et ses agresseurs lui coupent la barbe ; il faut l’intervention de plusieurs adultes pour empêcher les rebelles de le jeter par la fenêtre. En 1874, à Bastia, une division de pensionnaires s’en prend à coup de chaises à son maître

répétiteur et menace de l’étrangler. D’autres élèves récidivent six ans plus tard dans le même établissement. À Amiens, en 1835, il avait fallu faire appel à un piquet de cuirassiers fourni par la garnison pour venir à bout des révoltés, barricadés dans une salle de classe. À Laval, en 1895, les élèves se sont emparés des fusils en bois du bataillon scolaire et ont fait mine de les tourner vers les surveillants qui ont été rudement frappés. Le jardin du proviseur a été saccagé et les objurgations de ce dernier, pas plus que celles du préfet ou des professeurs, ne sont parvenues à calmer les furieux, qui exigeaient le renvoidu surveillant général et de deux surveillants d’étude....

 Source : www.recherche-education.org/IMG/pdf_Etudes15_ssdebord.pdf

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Published by barovin - dans Sociologie
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commentaires

trublion 21/02/2010 09:33


tu as raison, l' histoire est un éternel recommencement.
Ainsi, trop de rigorisme aboutit à la révolte, qui entraine un laisser- aller qui finit lui aussi par conduire à la révolte.Heureux ceux qui vivent les temps intermédiaires, ceux d' un juste
équilibre


barovin 21/02/2010 15:34


Tu veux parler des 30 glorieuses que nous avons vécues et qui permettaient à chacun, selon son travail et ses talents, d'envisager l'espoir d'un vie meilleure. Ce système ne fonctionne plus, raison
de plus pour inventer un nouveau monde, car l'ancien a été dévoyé par la finance et la mondialisation débridée sans aucune cohérence. A inventer d'urgence pour nos enfants et petits enfants..


Sekateur 20/02/2010 14:02


Bref, on nous explique que rien n'a changé puisqu'il y a 150 ans, c'était déjà comme ça... Je trouve ça un peu minimaliste, et je ne suis pas certain que les profs d'aujourd'hui approuveraient ce
procédé. L'ambiance dans certaines écoles s'est sérieusement dégradée depuis une vingtaine d'année. C'est une réalité, et je ne vois pas en quoi le fait de savoir qu'il y a eu des révoltes dans les
écoles en 1850 pourrait nous instruire... sauf dans les méthodes qui ont permis de résoudre, un tant soi peu les problèmes. Mais je ne vois rien dans l'article à ce sujet.


barovin 21/02/2010 15:40


C'était un clin d'oeil pour ceux qui disent que c'était mieux avant. Disons qu'à cette époque, les gens n'avaient pas peur de faire le coup de poing et ne paniquaient pas quand il voyait une bande
de jeunes un peiu excité. Les gens sont devenus dépressifs.


Moustic 20/02/2010 11:52


Rien n'a changé.. A++


foujuste 20/02/2010 10:14


Pour des raisons idéologiques, les syndicats et la grande majorité des responsables politiques de gauche sont farouchement opposés aux retraites par capitalisation au nom d’une solidarité souvent
teintée de collectivisme. Mais avec la crise de 2008, cette opposition s’est transformée en hystérie : « Des millions d’Anglais qui n’ont plus de retraites », « Les Américains vont devoir
travailler jusqu’à 80 ans », « Les Chiliens vont abandonner la retraite par capitalisation ». Ces affirmations sont heureusement fausses. Dans un régime par capitalisation, les cotisations de
l'employeur, et parfois aussi des membres du régime, sont investis dans un fonds en vue d'atteindre les bénéfices. Les rendements futurs des placements, et les bénéfices futurs à payer, ne sont pas
connus à l'avance, donc il n'y a aucune garantie que d'un niveau donné de cotisations sera suffisant pour répondre aux prestations. En règle générale, les cotisations à payer sont régulièrement
revus à une évaluation de l'actif du régime et du passif, effectués par un actuaire pour s'assurer que les fonds de pension se réunira futures obligations de paiement. Cela signifie que dans une
pension à prestations définies, le risque d'investissement et récompense l'investissement sont généralement assumés par le promoteur / employeur et non par l'individu. Si un plan n'est pas bien
financé, le promoteur du régime mai ne pas avoir les ressources financières pour continuer à financer le plan. Dans de nombreux pays, tels que les USA, le Royaume-Uni et l'Australie, le plus privé
régimes à prestations définies sont financés, parce que les gouvernements offrent-il des incitations fiscales pour les régimes par capitalisation (en Australie ils sont obligatoires). Aux
États-Unis, les employeurs privés doivent payer une sorte de prime d'assurance à la Pension Benefit Guaranty Corporation, un organisme gouvernemental dont le rôle est d'encourager la poursuite et
le maintien des régimes de retraite privées volontaires et fournir un paiement rapide et ininterrompu des prestations de retraite.


barovin 21/02/2010 08:34



Tu crois encore au père noêl mon pauvre Foujuste. Tu confonds collecivisme avec fraternité. Serais-tu un auvais Français, de ceux qui ne savent pas que les valeurs républicaines sont l'expression
de notre identité nationale. Pas celles foireuses d'un débat foireux institué par un parti dont 8 % des membres disparaissent de mort naturelle chaque année(dixit le grand penseur LEFEBVRE) . Pas
étonnant, cette hécatombe, quand ds gens comme toi nous tiennent des propos séniles, nous vantant la retraite par capitalisation...alors qu'elle a servi à alimenter tous les produits financiers
toxiques qui ont conduit le monde à la crise financière que nous traversons, malheureusement, pour un temps assez long. Surtout quand on sait qu'aux etats unis dezs millions de vieux de plus de
70 ans sont obligés de travailler (du moins quand il y a du travail) pour tenter dde survivre. ne parlons pas de la couverture santé qui n'existe pas. Quel prodigieux bilan que ce système de
retraite et de santé privée . je te conseille, pour une fois, de te pencher sur mon nouvel article cocnernant le prix nobel d'économie 2001 ..Joseph STIGLITZ...pour mesurer le chemin qui te reste
à faire pour tenter de comprendre dans quel monde l'on vit et surtout pour en mesurer les limites.



Renard 19/02/2010 23:08


Je me demande si ça pourrait avoir lieu maintenant... franchement, ce ne sont pas les injustices qui manquent et où sont les révoltes???


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