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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 17:54




Il est vrai qu'à une époque de mutations économiques, sociales et bientôt écologiques...la recherche de la croissance et du plein emploi (façon trente glorieuses) sont des mythes que nos dirigeants devraient rapidement rayer de leur vocabulaire. On en est encore loin. Il faut effectivement envisager une autre organisation sociale et économique qui prennent en compte les ressources limitées de notre planète. Envisager la décroissance non comme une punition ou un retour à l'âge de pierre, mais comme une opportunité permettant à l'humanité de vivre mieux en terme de qualité de vie avec moins de consommation. Cela implique véritablement un effort à l'humain moderne que nous sommes tous, façonné par 30 ans d'une philosophie consumériste du bonheur.

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28 décembre 2015 1 28 /12 /décembre /2015 18:08


Que penser des nouvelles propositions institutionnelles de ceux qui nous gouvernent...

  • Inscrire dans la constitution l'Etat d'urgence permettra au FN quand il arrivera au pouvoir de décreter tout et n'importe quoi pour justifier l'Etat d'urgence. C'est une connerie monumentale ou encore une duperie de plus pour des gens qui rêvent de liquider les valeurs de gauche Républicaine. Nous en avons eu d'ailleurs une illustration des dérives possibles pendant la COP21 où des écologistes ont été assignés à résidence.
  • Quant à la déchéance de nationalité, c'est un appel du pied à l'extrémisme de droite (Sarkozy n'aurait pas fait mieux) et complètement inopérant quant à la lutte contre le terrorisme.



Ils s'égarent après avoir mystifier le peuple de gauche.

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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 07:07

"Cette campagne que j’ai menée pendant presque une année, où j’ai rencontré la colère des gens, le sentiment d’abandon […], la misère, je l’ai prise comme un coup de poing en pleine figure. Et ça a changé à jamais ma façon de faire de la politique, a-t-il affirmé. Ça oblige à se remettre en question. C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de me consacrer pleinement à la région. Je ne me sens pas légitime pour participer à cette primaire parce que j’ai été ministre et j’ai entendu le message pendant toute cette campagne : “Vous avez été ministre, qu’est-ce que vous avez fait ?” Ces trente dernières années, la classe politique a failli. Il y a bien une faillite collective. J’ai fait partie de cette classe politique. » X. Bertrand

courir derrière le Front national, ce n’est pas la bonne stratégie ». J. P. Raffarin

chaque fois qu'on fait de la surenchère à droite, on donne une caution au FN ». C. Estrosi

on ne redressera pas la France avec des réactionnaires ». NKM

Bruno Le Maire, le chef, à l'assemblée, des pantins qui votent tout au sifflet de l'exécutif. Ce qui m'amène à penser que nous pourrions économiser des frais de fonctionnement relativement importants en ces temps difficiles,

« Un vieux monde politique meurt »,
"Notre famille politique fait-elle envie ? Non. »

Mais les vieux réflexes reviennent très vite. Ce n'est pas l'avenir de le France qui les intéressent, mais se maintenir au pouvoir coût que coût......

« la radicalisation du parti […] nous mènera dans le mur. Elle fera de nous une secte, qui ne nous permettra pas de gagner la présidentielle de 2017 ».

On est rassuré....ils ont un passage légèrement dépressif après les élections regionales. Rien de grave. Ils vont continuer comme avant....On verra bien.....










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12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 11:41


Une politique à courte vue, sans lendemain chantant. Le front Républicain une abstraction. Cela ressemble plus à la défense d'un pré-carré où La problématique FN et de l'abstention record
des politiciens vivent "l'entre soi "constitutionnel de la cinquième République. L'un aime l'entreprise sans jamais, d'ailleurs, y avoir exercé une quelconque fonction. L'autre fustige les assistés, le statut des fonctionnaires mais prenant bien soin de protéger les avantages liés à sa rente institutionnelle refusant toute transparence quant à l'utilisation de ses indemnités parlementaires, voire de son régime de retraite particulièrement avantageux. Ils cumulent, ils pantouflent, absents de l'hémicycle, parfois y dormant même.... Ceux qui s'y intéressent sont taxés de "populisme". On touche là au coeur de la problématique FN. Le seul parti qui apparaît neuf, pourtant avec des idées qui le sont un peu moins. Le vote utile hérité des institutions de la cinquième république (abandon de la proportionnelle au profit du scrutin à deux tours) montre ses limites et son effet pervers. (Avec 40 % des votants, le premier parti peut obtenir les 3/5 des sièges à l'assemblée....suivez mon regard....)
Ils ont tout tenté en reprenant à leur compte les idées nauséabondes de l'extrême droite : L'identité nationale, la stigmatisation des populations immigrantes, celle des plus pauvres, la vidéo surveillance, la casse des services publics sur l'autel de la sacro-sainte compétitivité, la baisse des budgets associatifs ou culturels.... Mais rien n' y fait. La partie du peuple qui vote FN semble préférer l'original à l'ersatz.
La droite semble perdue dans cette stratégie de course à l'échalote avec les idées du FN. Reste la gauche : une partie qui semble s'accommoder des dogmes du libéralisme financier et d'une situation de statu quo institutionnel qui lui profitait jusqu'à maintenant. Ne reste plus que la gauche sociale et écologique qui souhaite encore, dans ce monde du renoncement et du repli sur soi , transformer les institutions et la société, pour édifier un monde plus juste où l'humain retrouverait sa place tout en préservant l'environnement. Pas simple, mais enthousiasmant. En tout cas le seul logiciel à même de faire reculer le FN et la lepenisation des esprits.

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9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 17:55

La seul programme de ceux qui se disent encore de "gauche" est de battre le Front National. Voilà ce que les Valls, les Macron proposent au peuple de gauche. D'ailleurs cela confirme le fameux "UMPPS" de Marine Le pen. Je crains qu'on ne peut faire mieux pour conforter les gens dans leur vote FN et du "tous pourris" Au lieu de combattre les idées du FN par une vraie politique de gauche, la rue de Solférino abandonne le bateau en rase campagne en appelant à voter pour la droite Sarkozienne, celle là même qui a inventé le concept d'identité nationale (Le FN n'aurait pas fait mieux ....).. De toute façon, sans aucune politique de transformation de la société dans le sens de plus justice dans une économie écologique et sociale, d'espoir pour la jeunesse, rien ne pourra endiguer la lente progression du Front National et la désertion de 50 % des inscrits lors des élections. N'oublions pas que les institutions anti-démocratiques de la cinquième république (celle des cumulards, des baronnies de droite et de la gauche molle) permettra au FN de rafler la mise à l'assemblée nationale avec 40 % des voix et les 3/5 des sièges. Vive la sixième République, le non cumul des mandats, la limitation des mandats à 2 sessions, la parité hommes femmes, la parité sociologiques,....afin de renouveler le personnel politique et conséquemment les idées....et éviter les baronnies de droite et de gauche quasiment tous issus ds grandes écoles.....

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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 04:38

Compétitivité nous disent tous ceux qui vivent parfaitement bien en adhérant aux thèses du libéralisme financier....Mais au fond qu'est ce que la compétition..?
On le voit bien dans le cyclisme ou dans d'autres sports où l'argent gagné facilement corrompt les individus en les poussant à la tricherie (dopage, combines....) .
Eh bien, il apparaît évident que le monde de l'entreprise soit aussi traversé par cette gangrène . Alors c'est le dumping social, l'exploitation des peuples du sud, parfois les enfants, qui priment .....
et les scandales en tout genre :

  • Le Médiator des laboratoires Servier
  • La viande de cheval pour du boeuf

....etc...etc
Et puis

  • la soi-disante exemplarité industrielle de l'Allemagne qui s'effondre avec le dernier scandale industriel en date - Volkswagen - à l'échelle mondiale comme pour dire que notre monde vaccille et que nos dirigeants sont incapables de lui impimer une perspective d'espérance pour les peuples.

A cela s'ajoutent la pollution, la contamination, la désertification et qui posent au delà la survie des espèces animales et végétales ( la biodiversité) et bien évidemment celle de l'humain.
Alors faut-il toujours croire à la messe qui nous est servie : Compétitivité, croissance, sur consommation.....
Quant à la démocratie, cela fait longtemps qu'elle a été confisquée par une poignée de politicards cumulards arrogants qui ne veulent rien transformer de peur de perdre leur pré carré ......

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10 septembre 2015 4 10 /09 /septembre /2015 07:28

123 millions: c'est selon le groupement d'ONG Oxfam, le nombre d'Européens «exposés au risque de pauvreté». C'est la conclusion d'un rapport publié par l'organisation qui estime le nombre de personnes qui, sans être statistiquement pauvres, ont un risque réel de basculer rapidement en-dessous de leur seuil national. Pour rappel, en France, le seuil de pauvreté défini par l'Insee correspond à 60% du revenu médian, soit 977 euros pour 2015. Plus de 8 millions de Français vivent en-dessous de ce seuil.

Et si l'Oxfam tire la sonnette d'alarme sur le nombre, c'est surtout la tendance à la hausse du nombre de personnes flirtant avec la ligne rouge qui inquiète le plus, le chiffre n'était en effet «que» de 116 millions en 2008. Entre 2009 et 2013, plusieurs pays majeurs de l'Union européenne (notamment l'Italie et le Royaume-Uni, mais aussi la Hongrie et bien sûr la Grèce) ont ainsi connu une croissance de 5% de ce chiffre. En France, on compte 11 millions de personnes sur le point de basculer dans la pauvreté, soit 9% du total européen. L'Hexagone n'a jamais réussi à réduire ce chiffre depuis dix ans, quel que soit son contexte de croissance.

Fiscalité peu redistributive

Mais le rapport ne se limite pas qu'au chiffrage de la population proche de la situation de pauvreté. Le groupement d'ONG souligne ce qui est, selon elle, la source de cette situation: l'accroissement des inégalités dans la détention des richesses. Ainsi, souligne le rapport, les 1% des plus riches européens possède environ un tiers de la richesse totale, alors que les 40% les plus modestes, ne détiennent que… 1%. Autrement dit, selon les chiffres de l'Oxfam, 7 millions d'Européens aisés sont aussi riches que 662 millions d'autres.

Le rapport souligne les causes de cette situation en citant notamment l'austérité, qui fait peser l'effort d'amélioration des comptes publics sur les plus modestes, et l'évasion fiscale qui diminue nécessairement le montant des redistributions possibles. Le groupe d'ONG dénonce aussi des choix politiques biaisés, le rapport n'hésitant pas à avancer que «les régimes fiscaux et les politiques des États sont conçus pour profiter à une minorité».

Pour l'Oxfam, en effet, ces chiffres démontrent des orientations fiscales peu performantes et un manque de pertinence des systèmes fiscaux dans de nombreux pays d'Europe, jugés peu redistributifs. Un reproche qui peu d'ailleurs être fait à la France, confirme au Figaro Philippe Crevel, économiste et secrétaire général du Cercle de l'Épargne: «La principale recette fiscale française, c'est la TVA qui n'est pas redistributive, certaines analystes prétendent qu'elle a même l'effet inverse, et dont le poids est bien supérieur à l'impôt sur le revenu. Côté cotisation, on peut citer la CSG qui, hormis les minima sociaux et certaines retraites, n'est pas non plus progressive». Mais la France a un atout pour parer à sa limite fiscale: sa politique de redistribution via des prestations sociales. «Elles représentent tout de même 3% du PIB, et peuvent changer la donne du côté des écarts de revenus. D'ailleurs la France à un rapport de richesses entre le décile le plus élevé et le décile le plus bas parmi les plus faible en Europe». De quoi tempérer les limites de la fiscalité, mais pas de réduire réellement les craintes d'un appauvrissement.

Source : ONG OXFAM

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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 14:10

Source Mediapart


Pierre Joxe: « La gauche ne peut pas mourir »
28 AOÛT 2015 | PAR MATHIEU MAGNAUDEIX


Devant les frondeurs socialistes réunis à Marennes, Pierre Joxe, plusieurs fois ministre de François Mitterrand, a défendu avec vigueur le code du travail, « accumulation de conquêtes juridiques lentes », ironisant sur le patron du Medef Pierre Gattaz, Emmanuel Macron ou le secrétaire d'État vallsiste Jean-Marie Le Guen. « Si l'on veut entrer dans l'histoire, mieux vaut choisir la bonne porte. » Verbatim.
vité de la rentrée des frondeurs du PS qu'il soutient ostensiblement, Pierre Joxe, avocat et plusieurs fois ministre de François Mitterrand et figure socialiste, a répondu à Emmanuel Macron et Pierre Gattaz sur le droit du travail, un sujet qui lui tient à cœur. Nous publions ici un verbatim de son discours prononcé ce vendredi 28 août à Marennes (Charente-Maritime). Sur Mediapart, il avait récemment tancé la politique du gouvernement et la loi Macron :
« Édouard Martin [eurodéputé PS lui aussi présent à la tribune] parlait ce matin de syndicalistes brésiliens qui lui disent "tenez bon! l’Europe est notre modèle en matière de droit social". C’est une leçon très importante. Le droit social est une invention récente. Il n’existait pas au XIXe siècle. Il est né au moment où le capitalisme a développé le salariat et a créé des accidents du travail terribles. Les premières lois de droit social sont des lois de sécurité physique.


Ce droit social est aujourd'hui présenté comme ringard, ou pire, comme un danger. Aujourd’hui, avec les déclarations récentes de Macron, vous êtes servis par les circonstances, on dirait que vous êtes intervenus auprès de lui ! Et quarante-huit heures après, c’est Gattaz! Le patron du Medef a dit que le code du travail fait 3 500 pages. Ce sont des mensonges incroyables : la législation fiscale est infiniment plus lourde et plus complexe, plus compliquée, plus changeante et plus illisible encore que le code du travail. Sous la reliure rouge des éditions Dalloz, avec le titre « Code du travail », est publié chaque année un gros livre qui contient, outre le code du travail, toute une série de notes de jurisprudences, de commentaires. Monsieur Gattaz n’a donc jamais ouvert le code du travail !
Car si on ouvre un code du travail, on découvre ce que je vous dis, ce que tous les syndicalistes savent, ce que tous les conseillers de prud’hommes savent, ce que tous ceux qui travaillent sérieusement le droit savent. Publier des mensonges aussi stupéfiants, c’est un comportement éhonté de la part d’un responsable professionnel. Pire ! Il a dit : « Je suis heureux de constater qu'un certain consensus est en train d'apparaître parmi les responsables politiques ainsi que d'éminents juristes, de droite comme de gauche, autour de cette nécessaire évolution de notre modèle social vers un modèle économique et social adapté aux nouvelles contraintes du monde d'aujourd'hui. »


Quel « consensus historique »? Il est vrai que [Robert] Badinter a publié récemment, hélas, un livre qui me stupéfie d’autant plus qu’il n’a jamais été un spécialiste du droit du travail. « Consensus historique » ? Ce n’est pas rien! Gattaz ajoute : « Le gouvernement qui réglera ce problème entrera dans l’histoire. » Mais quel problème? Le problème du droit du travail ? Mais le droit du travail, le droit social en général, c’est une accumulation de conquêtes juridiques lentes. La première loi fut la loi sur l’indemnisation des accidents du travail de la fin du XIXe siècle. Ensuite, il y eut le repos hebdomadaire, en 1906, l’année de la création du ministère du travail sous le gouvernement Clemenceau, après la catastrophe de Fourmies où il y eut des centaines de morts. On a sorti 1 000 cadavres, mais on ne saura jamais combien il y a de morts, car beaucoup d’enfants travaillaient sans être déclarés.


Le droit du travail est né d’une série de secousses, politiques, sociales, physiques, psychologiques, émotionnelles. 1 000 morts ! À gauche comme à droite, les gens sont secoués ! Lisez les rapports, les discussions à l’Assemblée nationale à l’époque. Et dans les jours suivants, on découvre encore des vivants, on sort vingt-cinq mineurs : la direction de la mine avait arrêté les recherches parce qu’elle voulait sauver les installations au lieu de sauver les derniers survivants.


L’histoire du droit social est faite d'une progression lente, et de reculs parfois, en France, en Angleterre, en Allemagne. Cette longue histoire n’est pas regardée que par nous. Au Brésil, ils connaissent cette histoire. Je vous ai apporté un petit livre, pas cher, la leçon inaugurale du professeur Alain Supiot au Collège de France. Le professeur Supiot écrit une phrase qui mérite d’être méditée : « L’état social n’est pas un monument en péril (…) mais un projet d’avenir poursuivi sous des formes différentes dans tous les grands pays émergents. » Voilà la réalité du droit social ! (...) Monsieur Gattaz n’a pas l’air de regarder ce qui se passe dans ces pays, ça ne l’intéresse absolument pas.


(…) Le droit qui protège la vie des travailleurs, la santé des travailleurs, leurs conditions de vie, leur rémunération, leurs conditions de travail : ce droit se construit sous nos yeux. En France, on va le détruire sous nos yeux.


On ne peut pas laisser des gens plaisanter avec ces choses-là. Dire comme le fait [Jean-Marie] Le Guen, le docteur Le Guen, que « le code du travail est un puissant répulsif à l’emploi » ! Répulsif, c’est un mot scientifique utilisé par les médecins, ou par les vétérinaires d'ailleurs, pour signer une substance qui, par son odeur, écarte les moustiques ou les mouches. Pour le docteur Le Guen, qui tardivement se met enfin à la médecine, le code du travail est un répulsif à l’emploi. Mais quand il était salarié de la Mnef, il n'était pas contre le code du travail !


De cette histoire, nous sommes dépositaires. Nous, la gauche française, tous ses mouvements qui s’entrelacent et parfois s’affrontent : socialistes, communistes, syndicalistes. Nous sommes garants de cette histoire qui est celle de l’humanité. L’aspiration à la sécurité, le sentiment de solidarité, l’impression de responsabilité, ce sont des sentiments humains, qui se développent ou sont entravés par la vie sociale, l’économie, les guerres.


(…) Ne croyez pas que la gauche peut mourir. Non. La gauche ne peut pas mourir. Car les sentiments de solidarité, de compassion, de crainte sont humains et transcendent les siècles.


En France, ce n’est pas la première fois que la gauche traverse une phase de division, de dispersion. C’est ainsi depuis un siècle. Depuis la première unification de 1905, minée dès le départ par la faiblesse et la division du mouvement syndical avec la charte d’Amiens... depuis cette époque lointaine et reculée, la gauche passe par des phases de division, d’affrontements, de réconciliations. Le socialisme s’était unifié en 1905 avec la fusion de différents courants : guesdistes, marxistes, blanquistes, proudhoniens, des syndicats, etc. Jaurès avait réussi ce miracle, mis en cause par quatre événements internationaux successifs, après son assassinat : la guerre de 14, la révolution de 1917, la montée des fascismes, et la deuxième guerre mondiale.


Chaque fois, l’organisation, l’action des forces de gauche, en France comme ailleurs, a été perturbée par ces événements internationaux : division ou union autour de la guerre de 14 ; division ou union face au problème du communisme installé par les bolchéviques, avec la scission du parti socialiste au congrès de Tours ; dispersion du Cartel des gauches après la victoire en 1924, quand le parti radical, grand parti de gauche historique, lui même divisé, commençait à se morceler – et cela ne s’est pas amélioré depuis ; division et rassemblement avec la naissance et la mort du Front populaire ; division pour le choix ou le refus du régime de Vichy, avec un grand nombre de députés de gauche qui ont voté pour les pleins pouvoirs à Pétain, heureusement que certains ont voté contre ; division ou réconciliation à la Libération pour la mise en œuvre partielle ou totale, rapide ou prolongée, du programme du Conseil national de la Résistance, avec tout ce qu’il contenait dans le domaine du droit social ; division évidemment au moment des guerres coloniales et ces crimes qui ont conduit les forces de gauche, la SFIO en particulier, à se diviser, à se subdiviser ; illusion avec Mendès France que la gauche allait se rassembler, réussite du génie tactique de Mitterrand qui parvient à rassembler la gauche sur un programme…


Avec froideur, vu mon âge, mais sans indifférence, vu mon passé, j’observe que la gauche n’a jamais joué son rôle progressiste que dans l’unité. En France, c’est particulièrement difficile. Le rassemblement, quand il s’est fait, s’est fait sur une base programmatique. Le programme est toujours difficile à construire puis à mettre en œuvre. Le rassemblement a toujours été précédé, et accompagné, par des scissions, des fusions, des novations – des clubs, des structures locales. Le rassemblement a toujours été facilité par l’existence de leaders plus ou moins doués. Le rassemblement, cet accord programmatique, a toujours été long à venir, difficile à appliquer, et finalement compliqué.


(…) Mais en tout état de cause, ceux qui entreront dans l’histoire ne sont pas ceux qui tenteront de remettre en cause durablement, dans un pays comme la France, les acquis qui appartiennent à notre histoire. Ceux qui entreront dans l’histoire seront ceux qui feront franchir de nouvelles étapes, soit dans leur pays, soit dans d’autres. Il faudrait le rappeler à Monsieur Gattaz : il y a plusieurs façons d’entrer dans l’histoire. On peut entrer dans l’histoire comme Mitterrand qui a commencé à Vichy, est entré dans la Résistance – c’est nettement mieux – a traversé la Quatrième République – ce n'était pas très long –, a vécu vingt ans dans l’opposition sous la Cinquième République, et a réussi à rassembler la gauche sur la base d'un programme commun, et à faire ce qu’on fait. Cela vaut mieux que d’entrer dans l’histoire comme ceux qui commencèrent par la SFIO, avant la guerre de 14, naviguèrent ensuite dans le Cartel des gauches, sabotèrent le Front populaire, et finirent à Vichy, on sait comment... Entrer dans l’histoire, ce n’est pas un but en soi, pas plus que devenir milliardaire. Mais si l'on veut entrer dans l’histoire, mieux vaut choisir la bonne porte. »

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5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 14:24

l'économiste Frédéric Lordon détecte, dans le recours au référendum proposé par Tsipras, « le sale petit secret de toute une construction institutionnelle qui ne se sent pas d'autre devoir vis-à-vis de la démocratie que celui du simple oblat verbal, de la célébration en mots, et en réalité, n'a pas d'autre projet la concernant que d'extinction méthodique ». Et Lordon de rappeler la formule cinglante qu'avait eue Jean-Claude Juncker, le président de la commission européenne, quelques jours à peine après la victoire de Syriza : « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens. »

Que dire de plus...ceux qui se gargarisent d'être des démocrates sont en fait des archanges du diktat technocratique et comptables qu'ils voudraient imposer aux autres. Il est temps de s'en affranchir pour sauver l'Europe des peuples.

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 10:24

Réinventer la démocratie pour remettre au goût du jour les valeurs Républicaines que sont LIBERTE - EGALITE - FRATERNITE

Après quelques décennies, ne serait-il pas opportun de vouloir assainir la vie politique Française qui souffre d’un manque de transparence évident. Loin de moi l’idée de jeter l’opprobre sur tous les personnels politiques, certains servent la république avec comme moteur le bien public et un désintéressement sans faille. Pour autant, nous pouvons constater que d’autres s’en servent à des fins d’ambitions personnelles. Alors, arrêtons de compter sur la bonne volonté de chacun pour moraliser la vie politique dans notre pays. La nature humaine est ainsi faîte que nous n’y parviendrons pas. Que ce soit clair, le pouvoir corrompt dès l’instant où il est exercé sans aucun contrôle, sans aucune limite, sans garde-fou.. Donc la seule solution qui vaille est de mettre en place un encadrement Républicain de l’élu. Car où se trouve la frontière entre l’honnêteté et la malhonnêteté…. ? je défie quiconque de la définir clairement. Car force est de constater que la cinquième République mène à tous les excès. Pouvoir personnel du chef de l’Etat, baronnies politiques dans les régions, les départements, les communes, dans les assemblées où il n’est pas rare que des caciques monopolisent le pouvoir pendant plusieurs décennies…. Il s’agit d’une réflexion qu’il faudra mener et que certains qualifient déjà de « populisme »…En fait ce sont ceux qui en vivent (très bien), les politiques de tout bord (les cumulards) les experts et la grande majorité des « journalistes » qui à longueur de journée nous « décryptent » la vie politique en prenant bien soin d’insuffler la pensée unique à même de faire perdurer cette situation où ils perçoivent de confortables revenus….. Je trouve que cette situation est assez proche de celle du cyclisme dans les années 90 où ceux qui dénonçaient le système de dopage généralisé étaient cloués au pilori et frappés d’infamie. Le dopage était toujours l’affaire individuelle. Les instances dirigeantes, les sponsors, les journalistes sportifs nous le juraient la main sur le cœur….Bien évidemment, il y avait le beau concept de la présomption d’innocence, parfois aidé par les instances…..et puis l’affaire Amstrong a bien montré que c’était tout le système qui était pourri et qu’il fallait en changer. Reconnaissons qu’en politique, le constat est fait car les affaires politico financières ont touché les plus hautes autorités de l’Etat, puisque deux présidents de la République ont déjà eu affaire à la justice. Et ne croyons pas à la probité d’untel ou untel. Personne ne peut-être intègre totalement, car toujours soumis à des influences quelles qu’elles soient. J’ai la clairvoyance de penser que moi-même, pourtant dénonciateur de ses dérives systémiques, je ne pourrais assumer le pouvoir sans aucune faille, sans aucun accroc aux valeurs républicaines….C’est donc pour cela qu’il faut une sixième République qui abolisse la plus grande partie des risques inhérents à la cinquième République taillée en son temps pour le général de Gaulle. La République et une et indivisible et ses valeurs doivent être la règle générale. Fin des pouvoirs démesurés du président de la République Retour à la proportionnelle pour élire l’assemblée nationale, sans ancrage local. Règles à mettre en œuvre pour éviter le blocage des institutions Limitation de tous les mandats à deux sessions Age de la retraite pour tous les politiques à 70 ans Prise en compte des bulletins blancs....seconde assemblée de citoyens de la société civile tirés au sort...d'autres pistes peuvent être explorées .... L'enjeu est essentiel pour que s'exprime efficacement la démocratie et son renouvellement permanent tant au niveau des idées novatrices que de celui des comportements. Le corps social doit se régénérer pour éviter sa sclérose et à terme sa mort.

Moralité : il ne suffit pas de s'affubler du mot "Républicain" pour effacer les dérives d'un parti pas très Républicain dans son fonctionnement et ses actes...suivez mon regard

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